Chronique du temps passé ..ou Histoires du Barreau d'Aix en Provence par Monsieur le Bâtonnier Charles COHEN.
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Il s’agit, en quelque sorte, d’un conflit par ricochet puisqu’il s’est élevé en raison d’une motion de soutien adoptée par le Barreau d’AIX en faveur du Barreau de PARIS, lui-même engagé dans un très grave conflit avec le Premier Président de la Cour Royale de PARIS.
Remontons aux origines de ce conflit.
Ce conflit a, semble-t-il, marqué de tous temps, les relations entre avocats et magistrats.
Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire de la justice en FRANCE, ce conflit apparaît qui prend, parfois, la forme d’un véritable affrontement entre les deux professions.
Remontons aux origines ou presque.
Le 1er avril 1903, le Bâtonnier Sylvius DAVID, Bâtonnier de l’Ordre des Avocats à la Cour d’Appel d’AIX-EN-PROVENCE, prononçait un discours à l’intention de ses jeunes confrères, sur la pratique professionnelle reposant, selon lui, sur deux mots fondamentaux : SCIENCE ET CONSCIENCE.
Le Bâtonnier Sylvius DAVID proclamait, ainsi, que le métier d’avocat était d’étudier, sans cesse, et de tout savoir, réunissant en lui la Science de la Loi, la Science des choses et la Science des hommes.
Le 31 décembre 1840, le Bâtonnier de LABOULIE Fils convoque d’urgence le Conseil de l’Ordre pour l’informer que, dans une délibération que vient d’adopter le Tribunal de Première Instance, les avocats faisaient l’objet d’accusations de négligence si graves qu’elles compromettaient le barreau tout entier.
Cet incident fera l’objet de deux délibérations du Conseil de l’Ordre, présidé par le Bâtonnier BOUTEUIL, les 11 et 15 mai 1839.
Elles ne relateront l’incident qu’avec beaucoup de discrétion, si bien qu’il nous faudra ajouter au récit qui en a été fait, la part qui n’a pas été évoquée mais qui est, manifestement, sous-tendue.