Dialogue entre deux avocats, un ANCIEN et un JEUNE. C’est ainsi que nous les appellerons
Deux jeunes avocats, assez énervés, sont en grande conversation à la fin d’une audience. Appelons-les Me PIERRE et Me DANIEL.
Le Bâtonnier a convoqué une jeune avocate qui fait l’objet d’une plainte de la part de sa cliente.
« Sois le maître et le sculpteur de toi-même » NIETZSCHE – La volonté de puissance.
Madame LEGERMIEUX, représentante d’une agence de publicité rend visite, dans son cabinet, à Me PISALE, avocate.
La scène se déroule dans le cabinet cossu d’une importante société d’avocats ; dans une vaste pièce et derrière un grand bureau se trouve assis, le cigare à la bouche, Me NICOLAS, ancien conseil juridique et debout, devant lui, Me DARMELLE, avocate salariée. Nous sommes dans le cabinet des « JURISTES ASSOCIES » dont Me NICOLAS est le principal dirigeant.
La scène se passe dans le cabinet de Me X, avocat ; il est assis à son bureau ; en face de lui, une cliente Madame Y.
Pendant longtemps, très longtemps, l’avocat a été un généraliste capable d’aborder tous les problèmes, juridiques, économiques, sociaux, politiques, scientifiques et de plaider aussi bien en matière civile que commerciale, administrative que pénale, rurale que sociale……
La question est plus sérieuse que ne l’annoncent les titres de cette chronique.
Il s’agit pour l’avocat de savoir si sa responsabilité est engagée dans le cas où, dans une procédure, il n’a pas prévu un revirement de jurisprudence ou une modification de la législation applicable.
C’est là un grief que l’on voit assez souvent apparaître dans les plaintes déposées entre les mains des Bâtonniers, plaintes suivies de déclarations de sinistres auprès des compagnies d’assurances couvrant la responsabilité civile des avocats et même d’actions en responsabilité devant les tribunaux.