Si l’on posait la question, très simple, suivante :
Quels sont les rôles respectifs de l’avocat et du magistrat ?
On obtiendrait une réponse, elle-même très simple :
L’un plaide et défend, l’autre juge et tranche.
La féminisation de la profession ne permet plus de s’en tenir à la terminologie traditionnelle qui voulait que tous les avocats soient des confrères.
Désormais, force est de modifier la tradition et de donner à chacun et à chacune sa véritable appellation.
Seul le mot « confraternité » sera difficilement adaptable, mais un jour peut-être parlera-t-on de « consororité ».
La confraternité est-elle toujours cette « haine vigilante » comme on s’est plu à la nommer ?
Dans une précédente chronique nous avons dit comment il fallait interpréter cette appellation humoristique et lapidaire (Voir la chronique N° 11).
Sans oublier LA CONFIANCE, ce maître mot !
Sans elle rien n’est possible, mais la confiance se gagne et se mérite et elle se perd aussi.
La scène se passe devant le Tribunal Correctionnel de QUIMPER le 6 MARS 1980 , en audience de flagrants délits.
A la barre se tient Me Yann CHOUCQ, jeune et brillant avocat du Barreau de NANTES, chargé de défendre quelques jeunes gens, la plupart étudiants, prévenus d’avoir participé à une manifestation violente de protestation contre une installation nucléaire.
Il y a une bonne partie de la déontologie qu’il paraît inutile d’apprendre et en tous d’enseigner.
Elle tient de la bonne éducation, de la courtoisie, de l’élégance, du bon sens et sans doute aussi de la loyauté que l’on devrait porter en soi.
S’il est un texte que les avocats, en général ignorent ou qu’ils veulent ignorer, c’est bien l’article 245 du décret du 27 NOVEMBRE 1991.
L’image de marque de l’avocat - que l’on nous pardonne cette appellation commerciale et la familiarité de ce qui va suivre - se trouve , une fois de plus, mise en cause .
Rappelons certaines de ces règles et certains de ces usages dont l’objectif essentiel et légitime a toujours été de préserver l’harmonie et la sérénité qui doivent régner au sein d’un même barreau, considéré comme une grande famille dont rien ne doit rompre la bonne entente.
OUI ! Mais quels sont-ils ?
C’est une référence que l’on entend dans beaucoup de discours ou dans des cours de déontologie et que l’on retrouve, cette fois, d’une manière officielle , avec une répétition voulue , dans le NOUVEAU REGLEMENT UNIFIE (N.R.U.) qui vient de remplacer le trés contesté REGLEMENT INTERIEUR HARMONISE (R.I.H.), depuis la Loi du 11 FEVRIER 2OO4 .